Archive pour mars 2009

Excuse bidon (t’as l’air d’un con)

Quand une bombe m’aborde en me disant « je te trouve canon ». Ma réaction est la suivante :
- Soit tu te fous de ma gueule, soit tu es sous l’emprise d’une substance illicite !!
- Non non j’adore ! Je ne suis perché qu’en boite !
- Tu es sûr d’avoir vu toutes les photos ?
- Oui oui, les 3 visages et le torse …
- (bizarre lui, il me fait flipper à me trouver beau) Bon et bien je suis très étonné :-)

On discute beaucoup, s’intéresse beaucoup à moi, mais je n’arrive pas à m’affranchir de mon mode d’auto-défense ! On se voit tout un week end.
Je l’observe, le jauge, regarde s’il est sérieux. Il a exaucé mes désirs en achetant divers aliments que j’aime pour me faire plaisir… mais je l’avais dit en rigolant. Je suis un peu mal à l’aise … Je me raisonne. Il est beau, il me trouve beau, je vais faire celui qui est sûr de lui. On se rapproche, un peu plus … trop ! On finit encastré :-D
Bref c’était très bien et la nuit qui a suivi était très agréable également. On passe la journée suivante ensemble à se promener et à faire les boutiques. Je déteste faire le boutiques, je suis paralysé devant les rayons. Le temps passe, et je lui dis que je dois partir. Il a les yeux brillants, me dit qu’on reste en contact, qu’on s’appelle etc. Ok ok lui dis-je sincèrement. Tout en me disant que c’était un bon moment, que le revoir ne pose aucun soucis, mais qu’il est évident que ce n’est pas l’élu tellement je ne me sens pas à ma place à coté de lui. (Certes je peux prétendre que c’est le cas, mais dans ce cas je suis acteur à plein temps)

Le soir même, il me contacte et me dit la chose suivante : Tu es quelqu’un de très mignon, mais je ne pense pas que ça va aller loin entre nous (jusque là, ayant eu le même sentiment je ne suis pas trop affecté), parce que je me drogue et pas toi, parce que je ne suis pas fidèle et tu as l’air d’être très rangé, et surtout parce que je suis clubber et pas toi !!

SURTOUT ouai …
J’ai ri (mais pas nerveusement)

Watchmen, the mo(u)vie

Je voulais faire une critique dithyrambique et d’une longueur aussi longue que le film, qui ne l’est pas tant que ça au final, mais tout de même 2h43.

Et puis j’ai lu les critiques et les avis de ceux qui n’aiment pas. Bien souvent sans fondement, basé sur rien d’autre que leur inculture et leur goût exacerbé pour les films d’action où tout explose toutes les 5 minutes, avec le moins de dialogue possible c’est encore mieux. Bref, faire travailler leur cerveau c’est bien souvent trop demander.
Dont acte, je vais agir de même avec une critique courte et basé uniquement sur l’affect.

J’ai adoré, tout simplement. Adoré l’histoire qui te fait te rendre compte de la débilité du monde dans lequel on vit. Adoré la musique originale et les reprises 80′s (Nena, Simon & Garfunkel …). Adoré les acteurs, clones des personnages de la BD. Adoré l’humour noir et parfois grinçant. Adoré le réalisme de certaines scènes. Adoré que le réalisateur n’ait pas cédé à la demande des producteurs de situer l’action dans une époque contemporaine et de mettre un slip au Dr Manhattan (oui il se balade la bite à l’air, oh mon Dieu que c’est choquant ! Une fillette découpée et bouffée par des chiens ou des coups de hachoirs dans le crâne ça par contre ce n’est pas choquant … cf la débilité du monde dont je parlais au début)

Voilà ça tue. Allez y !
Un super film de super (anti)héros.

Peur d’aimer, peur d’être abandonné …

GayJe ne suis pas insensible, non. Je peux sentir, au plus profond de moi, l’amour, la passion, la peine. Toutes ces choses qui font mal au ventre, parfois plaisamment, parfois … non.

Quand il est question des mecs, de lui. Lui qui ne sait pas ce qu’il représente à mes yeux. Il y a eu des mecs ou plutôt des images. Ceux avec qui j’échangeais quelques mots, sans que des espoirs ne pointent le bout de leur nez et ne deviennent réalisables… ceux à qui je me suis confié, à qui j’ai tout raconté, mais qui ne m’aimaient pas, qui ne me considéraient pas, mais qui aimaient le fait que mes mots puissent faire naître en eux quelques fantasmes ! Comme toujours, je disparais. Comme si je n’avais jamais existé. Je n’étais rien pour eux. Je ne suis plus rien pour moi.

C’est un plaisir immense, je suis en paix et éprouve un grand bonheur quand je le vois. Avec lui ce n’est pas qu’un assemblage de mots, mais il ne le saura probablement jamais. Je ressens de l’amour, une force immense ainsi qu’une grande souffrance quand je lui écris. Je suis oppressé. Je ne sais pas pourquoi j’ai peur de lui montrer ce que je ressens ou même de le lui dire … Je m’efforce d’être moi même mais j’ai beaucoup de difficulté quand j’essaye de lui parler. J’ai peur du ridicule, d’être faible. Peur de ne pas être compris. Peur qu’il ne m’entende pas. Peur encore plus grande qu’il m’entende mais qu’il n’y prête pas attention, qu’il les trouve stupides… ou qu’il ne comprenne pas et qu’il choisisse de m’éviter pour ne pas me faire souffrir … Que vaut alors le bonheur de l’aimer un moment avec l’espoir qu’il me voit autrement si je dois risquer de perdre tout ce qu’il me donne sans jamais n’avoir rien attendu de moi ?

J’aimerais ne plus être effrayé. Peur de tous les messages que je lui écris et que je vais chercher au plus profond de moi, sans même qu’il imagine de ce dont je les investis. Terrorisé qu’il décide de ne plus vouloir faire partie de ma vie. Peur de ne plus le lire et de ne plus recevoir ses lettres, qui par leur existence, me donnent l’impression que j’existe, ne serait ce qu’un peu, pour lui. J’adorerais avoir le courage de ne pas redouter ce qu’il pense de moi, comme j’ai parfois celui de dire ce que je pense, au risque bien souvent de perdre quelqu’un que j’appréciais… ou de blesser quelqu’un que je respecte pourtant.

Saleté de peur qui me paralyse.

J’aimerais devenir un adulte qui n’a plus peur de prendre le risque d’aimer, quitte à en souffrir, parce que je serai enfin vivant.